Chirurgie esthétique du visage

Implant Cranio Facial

De tous temps il a été du ressort du chirurgien Maxillo-facial de réparer les visages traumatisés, amputés d’une partie de leur morphologie ou de leur fonction, et de corriger une disgrâce.

Jusqu’à présent les moyens utilisés passaient par un prélèvement sur le patient lui-même (greffe osseuse par exemple ou lambeau de transposition d’un tissu vers une perte de substance) mais certaines parties du visage restaient complexe à reconstruire, notamment celle présentant un volume saillant (arcade, ovale du visage, nez, front, orbite).

L’industrie médicale et les progrès technologiques permettent à présent à partir d’un scanner du squelette facial (massif facial) de reconstruire de manière tridimensionnelle cette architecture. Partant de cette étape, il sera possible de délimiter informatiquement le volume manquant, puis de le modeler de manière millimétrique afin qu’il épouse parfaitement les contours de la région en cause et restitue de manière optimale le volume manquant.

Il faut différencier l’implant facial, qui sera localisé sous les tissus mous au contact de l’os pour restaurer un volume, des épithèses réalisant le remplacement des tissus durs et mous d’une partie du visage (nez, oreille) et des prothèses (type prothèse articulaire mandibulaire) remplaçant une fonction.

La structure de cet implant facial peut être du titane (titane poreux, très résistant mais allégé) ou un polymère (polyethylène poreux). Dans tous les cas sa nature doit être bio et ostéocompatible pour être parfaitement tolérée par le corps, car le retrait n’est généralement ni prévu ni souhaitable du fait d’un recouvrement osseux. Sa tenue est assurée par un vissage dont la longueur et la localisation sont prévues selon la simulation d’aval pour s’adapter parfaitement au site receveur.

Les implants faciaux les plus souvent posés sont des implants d’angle mandibulaires (ovale (ou carré !) du visage), de menton, de pommettes (implants malaires), crâniens ou orbitaires, principalement à destination esthétique mais pouvant parfois participer à améliorer une fonction. La procédure est conduite sous anesthésie générale pour plus de confort et les voies d’abord pour le placement sont les plus discrètes possible, le plus souvent en endo-buccal, garantissant leur invisibilité. Du fait du caractère définitif de ces implants et des risques opératoires classiques (infection, nécessité de retrait précoce) leur indication en chirurgie esthétique doit être bien pesée et n’intervenir que pour des déformations importantes.

De la même manière et malgré les bons résultats des implants faciaux, une alternative chirurgicale doit si possible être proposée (génioplastie par ostéotomie, lipostructure, greffe osseuse, acide hyaluronique, ciment chirurgical) afin de ne pas forcément s’engouffrer dans le « tout technologique ».

Le coût de l’intervention peut être pris en charge en partie par la sécurité sociale s’il s’agit d’une chirurgie réparatrice. En cas de finalité esthétique, l’hospitalisation et le coût de l’implant sont bien sûr à la charge du patient.


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